SANS ME DIRE ADIEU

(3 avis client)

21,00

Premier roman de l’auteur, il raconte la vie d’une petite fille prise dans une trame qui lui échappe.
Elle se regarde vivre, tire des conclusions au fur et à mesure des incidents pour un beau jour comprendre.
Surprenant, inattendu, difficile à accepter et pourtant, n’est-ce pas la réalité que d’autres ont choisi pour elle ?

Catégorie :

Description

Pourquoi Lucas Rosa, l’un des héros de l’histoire décide-t-il de quitter son Portugal natal pour Champigny-sur-Marne en Ile de France, donnant le départ à un bidonville dont un monument en briques rouges sur le Plateau rappelle l’existence? Si vous vous attardez sur les dédicaces inscrites sur ces briques, vous en trouverez une dédiée à une femme à qui l’auteur déclare sa tendresse et sa gratitude.

 

La femme de Lucas, Eléanora subira la violence domestique, les humiliations, les grossesses se succédant dans un contexte misérable. Est-ce qu’elle réussira finalement à faire valoir ses droits ? Ou sa vie ne sera-t-elle faite que de sacrifices? Ses filles, ses fils après elle, sauront-ils tirer profit de l’expérience de leur mère ou bien malgré eux, subiront-ils l’influence d’une éducation faite d’humiliations et de violence, ce qui impactera profondément leur propre existence?

 

Un autre personnage rentre dans l’histoire. Il s’appelle Randall Feint et comme son nom l’indique, il est diaboliquement doué pour la feinte, si adroit qu’il parvient toujours à ses fins. Sauf qu’il n’a jamais envisagé que la jeune fille qui lui tombe entre les pattes puisse être aussi forte moralement, aussi endurante. Et surtout, il méprise la Puissance à laquelle elle s’accroche désespérément, ce qui lui permettra de l’emporter finalement. Randall Feint avait l’habitude de dire à sa victime entre les quatre murs du logement, loin des oreilles indiscrètes : « l’un de nous deux y laissera sa peau et crois-moi, ce ne sera pas moi! ».

 

Et il est un sujet dont certains parlent peu, par ignorance ou par crainte. D’autres, en revanche, en vantent la puissance et les succès. Démesurément. Mensongèrement. Certains imprudents s’engagent ainsi dans des relations qui font appel à ces forces suprahumaines sans imaginer les drames, les souffrances, l’emprise qu’elles peuvent engendrer. Le jeu en vaut-il la chandelle? Et puis, est-ce juste d’utiliser l’existence des autres pour payer ses propres fantasmes et ambitions? A vous de juger.

3 avis pour SANS ME DIRE ADIEU

  1. Stephanie B.

    Un roman captivant et touchant dont la description minutieuse m’a transportée dans le temps, l’espace et parmi les protagonistes. L’analyse psychologique est très fine : elle perce jusque leurs motivations profondes, enfouies, allant parfois jusqu’à révéler qui est leur maître … Non ce roman ne s’apitoie pas sur les malheurs d’une vie mais partage l’espoir et l’amour. Merci pour tout cela.

  2. Juliette FOUCHER

    Juliette FOUCHER, professeur de français et de latin pendant 36 ans au Lycée Honoré de Balzac à Paris, après lecture, livre ses impressions :

    – J’ai apprécié avant tout la richesse du vocabulaire et la syntaxe impeccable. L’intrigue riche en rebondissements et surprises est captivante. Le merveilleux le dispute au fantastique avec une touche gothique à la manière d’Anne Radcliffe. L’auteur excelle dans l’analyse et la description psychologique. Elle campe un personnage central, Lucas, qui par certains côtés rappelle Heathcliff des Hauts de Hurlevent. Le style est similaire à celui d’Emily Brontë, le même souffle dramatique, la même intensité angoissante.

  3. Jean-Pierre

    Il est un double fléau universel qui semble ne jamais s’interrompre : la violence faite aux femmes et la maltraitance des enfants.
    En France, tous les trois jours une femme meurt sous les coups de son conjoint.
    Depuis la fondation du monde, les filles d’Eve subissent le joug du mâle sûr de ses convictions et son bon droit.
    Les hommes bestiaux qui se serrent les coudes sous couvert de tradition et de culture disent que les femmes exagèrent et qu’elles sont responsables.et coupables de les avoir provoqués, ce sont eux « les victimes », frapper du point un visage en larme et rouer de coups de pied une femme à terre est exténuant, « C’est de ta faute ! regarde dans quel état tu m’as mis… ».
    « Frappe ta femme si tu ne sais pas pourquoi elle, elle le sait » pense la brute abrutie, alors pourquoi s’en priver…
    En confession les femmes qui osaient se plaindre de violence conjugale recevait une admonestation cléricale et à l’occasion le prêtre avertissait le mari victime de délation afin qu’il remette de l’ordre dans sa famille
    Les violences faites aux enfants sont certainement les plus cachées. La loi du silence règne en maître. C’est dans la famille que s’exerce la grande majorité des violences et la quasi-totalité des homicides d’enfants, le géniteur frappe sadiquement le petit sans défense et par solidarité la mère reproche à l’enfant « d’avoir encore énervé son père !».
    L’auteur de ‘Sans me dire adieu’ dédie ce roman autobiographique à son grand-père disparu trop tôt laissant Gracinda à la merci des monstres qui là persécuteront jusqu’à il n’y a guère de temps.

    Jean-Pierre Malmezac (l’époux de Gracinda)

Ajouter un Avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *